Une rue à Rome.
Fanfares. CORIOLAN, MÉNÉNIUS, COMINIUS, TITUS LARTIUS, sénateurs et patriciens.
CORIOLAN.—Tullus Aufidius a donc rassemblé une nouvelle armée!
LARTIUS.—Oui, seigneur; et voilà ce qui a fait hâter notre traité.
CORIOLAN.—Ainsi les Volsques en sont encore au même point qu'auparavant, tout prêts à faire une incursion sur notre territoire, à la première occasion qui les tentera.
COMINIUS.—Ils sont tellement épuisés, seigneur consul, que j'ai peine à croire que nous vivions assez pour revoir flotter encore leurs bannières.
CORIOLAN.—Avez-vous vu Aufidius?
LARTIUS.—Il est venu me trouver sur la foi d'un sauf-conduit, et il a chargé les Volsques d'imprécations, pour avoir si lâchement cédé la ville: il s'est retiré à Antium.
CORIOLAN.—A-t-il parlé de moi?
LARTIUS.—Oui, seigneur.