FALSTAFF.--J'aurais mieux aimé que ce fût dans la cavalerie.--Où trouverai-je quelqu'un qui ait la main bonne pour voler? il me faudrait absolument un bon voleur de vingt à vingt-deux ans: je suis diablement dégarni de tout. Enfin, n'importe; Dieu soit loué, ces rebelles ne s'en prennent qu'aux honnêtes gens; je les en estime et honore.
HENRI.--Bardolph!
BARDOLPH--Prince!
HENRI.--Va-t'en porter cette lettre au lord Jean de Lancastre, mon frère Jean; celle-ci, à milord de Westmoreland. Allons, Poins, à cheval; car nous avons encore, toi et moi, trente milles à faire avant dîner. Jack, viens me trouver demain au temple, à deux heures après dîner: là tu sauras quelle est ta place, et tu recevras tes instructions et de l'argent. La terre brûle, Percy est au faîte de sa gloire; il faut qu'eux ou nous descendions de beaucoup.
(Sortent le prince, Poins et Bardolph.)
FALSTAFF.--Courtes paroles, braves gens.--Hôtesse, mon déjeuner, allons. Oh! que cette taverne n'est-elle le tambour de ma compagnie!
(Il sort.)
FIN DU TROISIÈME ACTE.