HOTSPUR.--Où?

DOUGLAS.--Ici.

HOTSPUR.--Cet homme, Douglas? Non; je connais bien ses traits. C'était un brave chevalier: son nom était Blount, complètement équipé comme le roi lui-même.

DOUGLAS, à Blount.--Tu n'emmènes avec ton âme qu'un imbécile, où qu'elle aille. C'est acheter trop cher un titre emprunté. Pourquoi m'as-tu dit que tu étais le roi?

HOTSPUR.--Le roi a plusieurs guerriers qui marchent revêtus de ses habits.

DOUGLAS.--Eh bien, par mon épée! je tuerai tous ses habits; je ferai main-basse sur toute sa garde-robe, pièce à pièce, jusqu'à ce que je rencontre le roi.

HOTSPUR.--Allons; poursuivons; nos soldats se battent bien.

(Ils sortent.)

(Autres alarmes; Entre Falstaff.)

FALSTAFF.--Je savais bien à Londres comment échapper sans débourser [56], mais ici j'ai toujours peur qu'on ne me fasse payer, malgré moi; on ne tient pas de compte ouvert ici; quand on vous le donne c'est sur la caboche. Doucement.... Qui es-tu? sir Walter Blount.--Allons, vous aurez de l'honneur, et qu'on me dise que ce n'est pas là une sottise.--Je coule comme du plomb fondu, et je pèse de même. Dieu veuille me conduire hors d'ici sans mes autres charges de plomb [57]; je n'ai pas besoin qu'on ajoute un poids à celui de mes boyaux. J'ai conduit mes pauvres diables en lieu où ils ont été poivrés; des trois cent cinquante, je n'en ai plus que trois en vie, et bons pour le reste de leurs jours à demander l'aumône à la porte d'une ville.--Mais qui vient à moi?