PISTOL.--O Seigneur Diou doit être un gentilhomme! Fais bien attention à ce que je te vais dire, ô Seigneur Diou, et observe-le. Tu meurs par l'épée, à moins, ô Seigneur Diou, que tu ne me donnes une grosse rançon.

LE SOLDAT FRANÇAIS.--Oh! prenez miséricorde.--Ayez pitié de moi.

PISTOL.--Moy ne fera pas mon affaire; il m'en faut quarante moys [33], ou bien je t'arracherai les entrailles sanglantes.

Note 33:[ (retour) ] Moy, pièce de monnaie. Équivoque qui va être répétée sur le mot bras, que l'interlocuteur prend pour brass, cuivre.

LE SOLDAT FRANÇAIS.--Est-il impossible d'échapper à la force de ton bras?

PISTOL.--Brass! Roquet! Quoi, du cuivre? Tu m'offres du cuivre à présent, maudit bouc des montagnes?

LE SOLDAT FRANÇAIS.--Oh! pardonnez-moi!

PISTOL.--Ah! est-ce là ce que tu veux dire? Est-ce là une tonne de moys? Écoute un peu ici, page, demande pour moi à ce vil Français comment il s'appelle.

LE PAGE, au Français.--Écoutez: comment êtes-vous appelé?

LE SOLDAT FRANÇAIS.--Monsieur le Fer.