LE ROI.--Est-ce là ce que sa lettre contient de plus grave?
GLOCESTER.--Oui, mon souverain; voilà tout ce qu'il écrit.
LE ROI.--Eh bien, lord Talbot aura une entrevue avec lui et saura le punir de cette fourberie. (A Talbot.) Milord, qu'en dites-vous? n'est-ce pas votre avis?
TALBOT.--Mon avis? Oui, sans doute, mon souverain; et si vous ne m'aviez prévenu, j'allais vous supplier de me charger de cette tâche.
LE ROI.--Rassemblez des forces et marchez sans délai: qu'il connaisse quelle indignation nous inspire sa perfidie, et quel crime c'est d'insulter ses amis.
TALBOT.--Je pars, mon prince, en formant dans mon coeur le voeu que vous voyiez bientôt vos ennemis confondus.
(Il sort.)
(Entrent Vernon et Basset.)
VERNON.--Gracieux souverain, accordez-moi le combat.
BASSET.--Et à moi aussi, mon seigneur.