CADE.--Emmenez-le, et faites ce que je vous ordonne. (Quelques-uns sortent emmenant lord Say.) Le plus magnifique pair du royaume ne pourra porter sa tête sur ses épaules sans me payer tribut. Pas une fille ne sera mariée qu'elle ne paye un tribut pour sa virginité avant qu'on en jouisse. Les hommes relèveront de moi in cavite, et nous voulons et prétendons que leurs femmes soient aussi libres que le coeur peut le désirer, ou la langue l'exprimer.
DICK.--Milord, quand irons-nous à Cheapside prendre des marchandises sur nos bons?
CADE.--Eh vraiment, sur-le-champ.
LE PEUPLE.--Bravo.
(On apporte la tête du lord Say, et celle de son gendre.)
CADE.--Ceci ne vaut-il pas encore plus de bravos? Faites-les se baiser l'un l'autre, car ils s'aimaient beaucoup quand ils étaient en vie. A présent séparez-les, de peur qu'ils ne consultent ensemble sur le moyen de livrer quelques villes de plus aux Français. Soldats, différons jusqu'à la nuit qui approche le pillage de la ville, et promenons-nous dans les rues avec ces têtes portées devant nous en guise de masses d'armes, et à chaque coin de rue faites-les se baiser. Allons.
(Ils se retirent.)
SCÈNE VIII
Southwark.
Une alarme. Entre CADE, suivi de toute la populace.