Tambours. Quelques soldats du parti de York se précipitent dans la salle; entrent ensuite LE DUC D'YORK, ÉDOUARD, RICHARD, NORFOLK, MONTAIGU, WARWICK et autres, avec des roses blanches à leurs chapeaux.
WARWICK.--Je ne conçois pas comment le roi nous est échappé.
YORK.--Tandis que nous poursuivions la cavalerie du Nord, il s'est évadé adroitement, abandonnant son infanterie; et cependant le grand Northumberland, dont l'oreille guerrière ne put jamais souffrir le son de la retraite, animait encore son armée découragée: et lui-même avec les lords Clifford et Stafford, tous unis et de front, ont chargé notre corps de bataille, mais en l'enfonçant ils ont péri sous l'épée de nos soldats.
ÉDOUARD.--Le père de lord Stafford, le duc de Buckingham, est ou tué ou dangereusement blessé, j'ai fendu son casque d'un coup vigoureux; cela est vrai, mon père, voilà son sang.
(Montrant son épée sanglante.)
MONTAIGU, montrant la sienne.--Et voilà, mon frère, celui du comte de Wiltshire, que j'ai joint dès le commencement de la mêlée.
RICHARD, jetant sur le théâtre la tête de Somerset.--Et toi, parle pour moi, et dis ce que j'ai fait.
YORK.--Richard a surpassé tous mes autres enfants! C'est à lui que je dois le plus. Quoi, Votre Grâce, vous êtes mort? lord de Somerset!
NORFOLK.--Puisse toute la postérité de Jean de Gaunt avoir pareille espérance!
RICHARD.--J'espère abattre de même la tête du roi Henri!