CATHERINE.--Quoi! dans le milieu de la rue!
PETRUCHIO.--Comment, est-ce que tu rougis de moi?
CATHERINE.--Non, monsieur, Dieu m'en préserve! Mais je suis honteuse de donner un baiser ici.
PETRUCHIO.--En ce cas, reprenons le chemin de notre maison.--(Au valet.) Allons, drôle, partons.
CATHERINE.--Non, oh! non, je vais vous donner un baiser: je vous en prie, mon amour, arrêtez.
(Elle l'embrasse.)
PETRUCHIO.--Cela n'est-il pas bien doux?--Allons, ma chère Catherine, il vaut mieux tard que jamais.
(Ils sortent.)
SCÈNE II
Appartement de la maison de Lucentio.--Un banquet est servi.