(Ils sortent.)
FIN DU PREMIER ACTE.
ACTE DEUXIÈME
SCÈNE I
Padoue.--Appartement dans la maison de Baptista.
CATHERINE et BIANCA.
BIANCA.--Chère soeur, ne me faites pas l'injure, ne vous la faites pas à vous-même, de me réduire à l'état de servante et d'esclave; cela révolte mon coeur. Mais pour ces vains ornements, ces bagatelles de parure, déliez-moi les mains, et vous me verrez m'en dépouiller moi-même: oui, de tout mon ajustement, jusqu'à ma jupe; en un mot, je ferai tout ce que vous me commanderez, tant je suis pénétrée du respect que je dois à mon aînée!
CATHERINE.--Je t'enjoins de me déclarer ici quel est celui de tous tes galants que tu aimes le mieux; songe bien à ne pas dissimuler la vérité.
BIANCA.--Croyez-moi, ma soeur, parmi tous les hommes qui respirent, je n'ai pas encore vu le visage qui me plairait plus que les autres.
CATHERINE.--Mignonne, vous mentez: n'est-ce pas Hortensio?