PETRUCHIO.--Cela n'est pas possible.
CATHERINE.--Je vous en supplie.
PETRUCHIO.--Ah! je suis satisfait.
CATHERINE.--Êtes-vous satisfait de rester?
PETRUCHIO.--Je suis satisfait de ce que vous me priez de rester: mais bien décidé à ne pas rester; vous avez beau m'en prier.
CATHERINE.--S'il est vrai que vous m'aimiez, vous resterez.
PETRUCHIO.--Grumio, mes chevaux.
GRUMIO.--Oui, monsieur, ils sont prêts: l'avoine a mangé les chevaux.
CATHERINE.--Non, faites ce que vous voudrez, je ne partirai point aujourd'hui, non; ni demain non plus: je ne partirai que lorsqu'il me plaira. Les portes sont ouvertes, monsieur; voilà votre chemin; vous pouvez partir au trot, tandis que vos bottes sont fraîches.--Pour moi, je ne partirai que quand il me plaira. Il paraît que vous deviendrez un joli brutal de mari, puisque vous y allez si rondement le premier jour.
PETRUCHIO.--O ma Cateau! calme-toi; je t'en prie, ne te fâche pas!