GRUMIO.--Erreur dans la note, ami; erreur dans la note. J'ai commandé que les manches fussent coupées, et ensuite recousues; et cela, je le prouverai contre toi, quoique ton petit doigt soit cuirassé d'un dé.
LE TAILLEUR.--Ce que je dis est la vérité; et si je te tenais en lieu convenable, je te le ferais sentir.
GRUMIO.--Je suis à toi dans l'instant; prends la note, et donne-moi ton aune, et après ne me ménage pas.
HORTENSIO.--Vraiment, Grumio, il n'aurait pas l'avantage des armes.
PETRUCHIO.--Allons, mon ami, en deux mots, cette robe n'est pas pour moi.
GRUMIO.--Vous avez raison, monsieur, c'est pour ma maîtresse.
PETRUCHIO, au tailleur.--Allons, remportez-la, et que votre maître en fasse l'usage qui lui plaira.
GRUMIO.--Misérable! sur ta vie, ne t'en avise pas: prendre la robe de ma maîtresse pour l'usage de ton maître!
PETRUCHIO.--Quoi donc, Grumio, quelle est ton idée?
GRUMIO.--Oh! monsieur, l'idée est plus profonde que vous ne croyez; prendre la robe de ma maîtresse pour l'usage de son maître! Fi! fi! fi!