BOLINGBROKE.--Ainsi nous apprenons par cet avis que les Gallois sont dispersés, et que Salisbury est allé rejoindre le roi, qui vient de débarquer sur cette côte avec quelques-uns de ses amis particuliers.
NORTHUMBERLAND.--Voilà une bonne et agréable nouvelle, seigneur. Richard est venu cacher sa tête assez près d'ici.
YORK.--Il serait convenable que lord Northumberland voulût bien dire le roi Richard.--Hélas! quel triste jour que celui où le souverain sacré est obligé de cacher sa tête!
NORTHUMBERLAND.--Votre Grâce se méprend sur mes intentions: c'était pour abréger que j'avais omis le titre.
YORK.--Il fut un temps où, si vous aviez abrégé ainsi à son égard, il eût aussi abrégé avec vous en vous raccourcissant, pour tant de licence, de toute la longueur de votre tête.
BOLINGBROKE.--Mon oncle, ne prenez pas les choses plus mal que vous ne le devez.
YORK.--Et vous, mon cher neveu, ne prenez pas plus qu'il ne vous appartient, de peur de vous méprendre: le ciel est au-dessus de votre tête.
BOLINGBROKE.--Je le sais, mon oncle, et ne m'oppose point à ses volontés.--Mais qui s'avance vers nous? (Entre Percy.)--C'est vous, Henri! Eh bien, est-ce que ce château ne se rendra point?
PERCY.--Une force royale, milord, t'en défend l'entrée.
BOLINGBROKE.--Comment, royale? Il ne renferme point de roi?