SURREY.--Mon coeur est dix fois plus gai que mes yeux.

LE ROI RICHARD.--Milord de Norfolk?

NORFOLK.--Mon souverain?....

LE ROI RICHARD.--Norfolk, nous aurons des coups; ah! n'est-ce pas que nous en aurons?

NORFOLK.--Nous en donnerons et nous en recevrons, mon cher seigneur.

LE ROI RICHARD.--Qu'on dresse ma tente. Je passerai la nuit ici. (Des soldats viennent dresser la tente du roi.) Mais où la passerai-je demain?--Allons, n'importe.--Qui de vous a reconnu le nombre des rebelles?

NORFOLK.--Ils sont tout au plus six à sept mille hommes.

LE ROI RICHARD.--Eh quoi? notre armée est trois fois plus nombreuse. D'ailleurs, le nom du roi est une puissante citadelle qui manque au parti de nos ennemis. Dressez cette tente.--Venez, nobles lords, allons reconnaître le terrain.--Qu'on fasse appeler quelques hommes de bon jugement: observons avec soin la discipline, et ne perdons pas une minute; car demain, mes lords, sera une laborieuse journée.

(Ils sortent.)

(Entrent de l'autre côté du champ de bataille Richmond, sir William Brandon, Oxford et d'autres lords. Quelques soldats sont occupés à dresser la tente de Richmond.)