A Londres.--Un appartement dans la Tour.
BUCKINGHAM, STANLEY, HASTINGS, L'ÉVÊQUE D'ÉLY, CATESBY, LOVEL et autres, autour d'une table, les officiers du conseil sont présents.
HASTINGS.--Nobles pairs, nous sommes ici rassemblés pour fixer le jour du couronnement; au nom de Dieu, parlez, quel jour nommez-vous pour cette auguste cérémonie?
BUCKINGHAM.--Tout est-il préparé pour ce grand jour?
STANLEY.--Tout: il ne reste plus qu'à le fixer.
L'ÉVÊQUE D'ÉLY.--Demain serait, ce me semble, un jour heureusement choisi.
BUCKINGHAM.--Qui de vous ici connaît les intentions du protecteur? quel est le confident le plus intime du noble duc?
L'ÉVÊQUE D'ÉLY.--C'est vous, milord, à ce que nous croyons, qui connaissez le mieux sa pensée.
BUCKINGHAM.--Nous connaissons tous les visages l'un de l'autre: mais pour nos coeurs.... Il ne connaît pas plus le mien que moi le vôtre: et je ne connais pas plus le sien, milord, que vous le mien.--Lord Hastings, vous êtes liés tous deux d'une étroite amitié.
HASTINGS.--Je sais que Sa Grâce a la bonté de m'accorder beaucoup d'affection. Mais quant à ses vues sur le couronnement, je ne l'ai point sondé, et il ne m'a fait connaître en aucune manière ses gracieuses volontés à ce sujet. Mais vous, noble lord, vous pourriez nommer le jour: et je donnerai ma voix au nom du duc; j'ose espérer qu'il ne le prendra pas en mauvaise part.