Achetez, jeunes gens, ou vos jeunes filles se plaindront.
Venez acheter, etc.
LE FILS DU BERGER.—Si je n'étais pas amoureux de Mopsa, tu n'aurais pas un sou de moi; mais, étant captivé comme je le suis, cela entraînera aussi la captivité de quelques rubans et de quelques paires de gants.
MOPSA.—On me les avait promis pour la fête, mais ils ne viendront pas encore trop tard à présent.
DORCAS.—Il vous a promis plus que cela, ou bien il y a des menteurs.
MOPSA.—Il vous a payé plus qu'il ne vous a promis, peut-être même davantage, et ce que vous rougiriez de lui rendre.
LE FILS DU BERGER.—Est-ce qu'il n'y a plus de retenue parmi nos jeunes filles? Porteront-elles leurs jupes là où on devrait voir leurs visages? N'avez-vous pas l'heure d'aller traire, celle de vous coucher ou d'aller au four pour éventer ces secrets, sans qu'il faille que vous veniez en jaser devant tous nos hôtes? Il est heureux qu'ils se parlent à l'oreille. Faites taire vos langues, et pas un mot de plus.
MOPSA.—J'ai fini. Allons, vous m'avez promis un joli lacet et une paire de gants parfumés.
LE FILS DU BERGER.—Ne vous ai-je pas dit comment on m'avait filouté en chemin et pris tout mon argent?
AUTOLYCUS.—Oh! oui, sûrement, monsieur, il y a des filous par les chemins, et il faut bien prendre garde à soi.