SIR ANDRÉ.—Comment donc! je le crois bien; je ne suis pas assez âne pour ne pas tenir ma main sèche. Mais que signifie votre plaisanterie?

MARIE.—C'est une plaisanterie toute sèche, monsieur.

SIR ANDRÉ.—En avez-vous beaucoup de semblables?

MARIE.—Oui, monsieur, je les ai au bout de mes doigts: allons, je laisse aller votre main, je suis desséchée[12].

(Marie sort.)

Note 12:[ (retour) ] I am barren.

SIR TOBIE.—Chevalier, tu as besoin d'une coupe de vin des Canaries; je ne t'ai jamais vu si bien terrassé.

SIR ANDRÉ.—Jamais de votre vie, je pense, à moins que vous ne me voyez terrassé par le canarie. Il me semble qu'il y a des jours où je n'ai pas plus d'esprit qu'un chrétien ou qu'un homme ordinaire. Mais je suis un grand mangeur de boeuf, et je crois que cela fait tort à mon esprit.

SIR TOBIE.—Il n'y a pas de doute.

SIR ANDRÉ.—Si je le croyais, je m'en abstiendrais.—Je retourne chez moi à cheval demain, sir Tobie.