SIR TOBIE.—Pourquoi, mon cher chevalier?

SIR ANDRÉ.—Que signifie pourquoi[13]? Le faire ou ne le pas faire? Je voudrais avoir employé à apprendre les langues le temps que j'ai mis à l'escrime, à la danse, à la chasse à l'ours.—Oh! si j'avais suivi les beaux-arts!

Note 13:[ (retour) ] Pourquoi, en français dans le texte.

SIR TOBIE.—Oh! vous auriez eu une superbe chevelure.

SIR ANDRÉ.—Quoi, cela aurait-il amendé mes cheveux?

SIR TOBIE.—Sans contredit, car vous voyez qu'ils ne frisent pas naturellement.

SIR ANDRÉ.—Mais cela me sied assez bien, n'est-il pas vrai?

SIR TOBIE.—A merveille. Ils pendent droit comme le lin sur une quenouille, et j'espère un jour voir une ménagère vous prendre entre ses jambes et vous filer.

SIR ANDRÉ.—Ma foi, je retourne chez moi demain, sir Tobie. Votre nièce ne veut pas se laisser voir, ou, si elle voit quelqu'un, il y a quatre à parier contre un qu'elle ne voudra pas de moi. Le comte lui-même, qui est ici tout près, lui fait la cour.

SIR TOBIE.—Elle ne veut point du comte. Elle ne veut point de mari au-dessus d'elle, ni en fortune, ni en âge, ni en esprit. Je lui en ai entendu faire le serment. Hem! il y a de la résolution là-dedans, ami!