OLIVIA.—Qu'il vienne; appelez ma demoiselle.
MALVOLIO.—Mademoiselle, madame vous appelle.
(Il sort.)
(Marie rentre.)
OLIVIA.—Donnez-moi mon voile; jetez-le-moi sur mon visage: nous consentons à écouter encore une fois l'ambassade d'Orsino.
(Entre Viola.)
VIOLA.—Laquelle est ici l'honorable maîtresse du logis?
OLIVIA.—Adressez-moi la parole, je répondrai pour elle; que voulez-vous?
VIOLA.—Très-radieuse, parfaite et incomparable beauté....—Je vous prie, dites-moi si c'est là la maîtresse de la maison, car je ne l'ai jamais vue. Je serais bien fâché de perdre mal à propos ma harangue; car outre qu'elle est admirablement bien écrite, je me suis donné beaucoup de peine, pour l'apprendre par coeur. Généreuses beautés, ne me faites essuyer aucun dédain; je suis extrêmement susceptible à la plus légère marque de mépris.
OLIVIA.—De quelle part venez-vous, monsieur?