MARIE.—Voyez, comme l'esprit malin parle dans ses entrailles d'une voix sépulcrale! Ne vous l'avais-je pas dit? Sir Tobie, ma maîtresse vous prie de bien veiller sur lui.

MALVOLIO.—Ha! ha! l'a-t-elle recommandé?

SIR TOBIE.—Allez, allez; paix, paix! il faut que nous nous y prenions doucement avec lui. Laissez-moi faire.—Comment vous va, Malvolio? Comment vous trouvez-vous? Allons, du courage, mon garçon; défie le diable, souviens-toi qu'il est l'ennemi du genre humain.

MALVOLIO.—Savez-vous bien ce que vous dites?

MARIE.—Eh bien! voyez-vous, lorsque vous parlez mal du diable, comme il le prend à coeur? Prions Dieu qu'il ne soit pas ensorcelé.

FABIAN.—Il faut porter de son urine à la sage-femme.

MARIE.—Vraiment, c'est ce que je ne manquerai pas de faire dès demain matin, si je vis. Ma maîtresse ne voudrait pas le perdre pour plus de choses que je ne puis dire.

MALVOLIO, à Marie.—Comment donc, mademoiselle?

MARIE.—O mon Dieu!

SIR TOBIE.—Je t'en prie, tais-toi; ce n'est pas là le moyen. Ne vois-tu pas que tu l'émeus? Laisse-moi seul avec lui.