(Ils sortent.)

SCÈNE III

Le camp français près de Douvres.

Entrent KENT ET LE GENTILHOMME.

KENT.—Pourquoi le roi de France est-il reparti si promptement? En savez-vous la raison?

LE GENTILHOMME.—On a pensé, depuis son arrivée, à des choses qu'il avait laissées imparfaites dans ses États et qui menaçaient la France d'un si grand danger qu'elles demandaient impérieusement qu'il y retournât en personne.

KENT.—Et qui a-t-il laissé à sa place pour général?

LE GENTILHOMME.—Le maréchal de France monsieur Le Fer.

KENT.—La reine, en lisant les lettres que vous avez apportées, a-t-elle donné quelque signe de chagrin?

LE GENTILHOMME.—Oui, seigneur, elle les a prises et les a lues en ma présence, et de temps en temps une grosse larme coulait sur sa joue délicate. Cependant elle semblait demeurer maîtresse de sa douleur, qu'on voyait se révolter et vouloir prendre l'empire sur elle.