MENTEITH.—La forêt de Birnam.

MALCOLM.—Que chaque soldat coupe une branche d'arbre et la porte devant lui: par-là nous dissimulerons à l'ennemi notre force, et tromperons ceux qu'il enverra à la découverte.

LES SOLDATS.—Vous allez être obéi.

SIWARD.—Nous n'avons rien appris, si ce n'est que le tyran, plein de confiance, se tient ferme dans Dunsinane et nous y laissera mettre le siège.

MALCOLM.—C'est sa principale ressource, car, partout où l'on en trouve l'occasion, les grands et les petits se révoltent contre lui. Il n'est servi que par des machines qui lui obéissent de force, tandis que leurs coeurs sont ailleurs.

MACDUFF.—Nous jugerons justement après l'événement qui ne trompe point. Ne négligeons aucune des ressources de l'art militaire.

SIWARD.—Le temps approche où nous apprendrons décidément ce que nous avons et ce que nous devons. Les idées spéculatives nous entretiennent de leurs espérances incertaines, mais les coups déterminent l'événement d'une manière positive: c'est à ce but qu'il faut que la guerre marche.

(Ils se mettent en marche.)

SCÈNE V

A Dunsinane.—Intérieur du château.