HÉLÈNE.--Il y a quelque chose qui me dit, plus encore que la science de mon père, qui était pourtant le plus grand dans sa profession, que sa bienfaisante recette, qui fait mon héritage, sera bénie, pour mon bonheur, par les plus heureuses étoiles qui soient au ciel. Et si Votre Seigneurie veut me permettre de tenter son succès, je répondrai sur ma vie, que je perdrais dans une bonne cause, de la guérison du roi, pour tel jour et à telle heure.

LA COMTESSE.--Le crois-tu?

HÉLÈNE.--Oui, madame, et j'en suis convaincue.

LA COMTESSE.--Eh bien, Hélène, tu auras mon consentement, ma tendresse, de l'argent, une suite, et mes pressantes recommandations à tous mes amis, qui sont à la cour. Je resterai au logis, et je prierai Dieu de bénir ton entreprise. Pars demain, et sois sûre que tous les secours que je puis te donner ne te manqueront pas.

(Elles sortent.)

FIN DU PREMIER ACTE.

ACTE DEUXIÈME

SCÈNE I

A Paris.--Appartement dans le palais du roi.

LE ROI paraît avec de jeunes seigneurs, qui prennent congé de lui, et partent pour la guerre de Florence. BERTRAND et PAROLLES. Fanfares.