— Eh bien, je ne l’inviterai plus !
Quant à l’histoire de la chemise de nuit, je me déclare incapable de l’exposer d’une façon admissible. Il n’est pas donné à tout le monde de palabrer décemment à propos de ces lingeries intimes. Comme le disait Raymond Roussel :
— Non « liquette » omnibus…
Car l’auteur des Impressions d’Afrique et de l’Etoile au front est un pense-sans-rire.
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A la Comédie-Française, on souffle peu dans les clés forées, constate l’auteur de Retours à pied. Pourtant, en janvier 1925, de violents coups de sifflet accueillirent le doyen, « ce vieillard au crâne de brique, au ventre turgescent, aux jambes molles et à la voix refoulante », comme le représente Henri Béraud en une esquisse dont je supprime quelques traits qui pourraient sembler malveillants.
CHAPITRE VII
Roueries de Degas. — Bonnat compare les critiques d’art aux cochons. — La mauvaise foi de M. Jacques Blanche. — Les Manchettes de Moréas, sa métrique, sa griserie. — Mendès, machiavel en tous genres. — Mots acides de Moreno.
Ce jour-là, le bougon Degas causait avec moi, fort aimablement, (une fois n’est pas coutume) en sortant de l’atelier du peintre Mathey, son dénicheur de dessins d’Ingres, chez qui nous nous étions rencontrés. Guillaume Apollinaire nous aperçut, descendit la rue de Rome derrière nous et, dès que je fus seul, me rejoignit pour m’entretenir longuement du Maître — ce n’est pas Mathey que je veux dire — friand de détails, en vue d’un article peut-être…
Je lui répétai une anecdote que je tenais de Louis Vauxcelles, critique d’art éclairé, à qui je reproche seulement un excès d’indulgence pour cet odieux arriviste de Jacques Blanche, peintre infecté de snobisme, littérateur ridicule et bavard fécond en commérages toxiques.