L’état peu avancé des arts mécaniques chez nous ne m’a pas permis d’assister à un tel spectacle; je le regrette.
L’heureux possesseur de cette arme magique, Freyr, dirigeait en chef l’administration générale des nuages; il faisait la pluie et le beau temps, emploi difficile, qui devait l’exposer à bien des demandes et des supplications contradictoires.
Freyr.
Sa sœur Freya, après Frigg, épouse d’Odin, était la déesse la plus honorée sur la terre et même dans le ciel; elle inspirait et protégeait les amoureux. Bien différente de celle de la Grèce, cette Vénus du Nord passait pour une fort honnête femme.
On raconte que son mari s’étant éloigné d’elle pour entreprendre de longs voyages, elle en conçut une telle douleur, que, nuit et jour, de ses yeux coulaient, intarissables, non des pleurs, comme aurait pu faire une simple mortelle, mais des gouttelettes d’or qui inondaient sa poitrine; et depuis, parmi ce peuple, l’or a conservé le doux nom de larmes de Freya.
Un seul des habitants de la Valhalla avait trouvé moyen de lui apporter quelque consolation en lui chantant ses plus belles chansons; ce consolateur, c’était le dieu Bragi, le dieu de la poésie et du beau langage.