Vous souvient-il de ce joyeux passe-temps, fort en usage autrefois dans nos provinces et même à Paris, où, de main en main, circule un tison enflammé, une brindille de bois, un fétu de paille, un.... n’importe quoi, que le feu attaque déjà par un bout. Pour ne pas encourir la responsabilité de son extinction, au plus vite on le passe à son voisin, en l’interpellant de ces mots significatifs: Petit bonhomme vit encore! Le voisin le passe à un autre, et ainsi de suite, toujours avec ce même refrain: Petit bonhomme vit encore! Ce jeu, au moyen âge, se traduisait, dans les pays du Nord, surtout en Bretagne, par la danse de la torche (je crois l’avoir déjà dit ailleurs).
Eh bien! ce jeu, je ne sais, mais il me semble qu’il figurait le grand embrasement futur, inévitable, et que le petit bonhomme, c’était le monde!
Hâtons-nous d’arriver à notre grande dissertation scientifique.