Sans cette précaution, c'en est fait de mon voyage.

[CHAPITRE XII.]

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. . . . le tertre . . . .
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[CHAPITRE XIII.]

Mes efforts sont vains; il faut remettre partie et séjourner ici malgré moi: c'est une étape militaire.

[CHAPITRE XIV.]

J'ai dit que j'aimais singulièrement à méditer dans la douce chaleur de mon lit, et que sa couleur agréable contribue beaucoup au plaisir que j'y trouve.

Pour me procurer ce plaisir, mon domestique a reçu l'ordre d'entrer dans ma chambre une demi-heure avant celle où j'ai résolu de me lever. Je l'entends marcher légèrement et tripoter dans ma chambre avec discrétion; et ce bruit me donne l'agrément de me sentir sommeiller: plaisir délicat et inconnu de bien des gens.

On est assez éveillé pour s'apercevoir qu'on ne l'est pas tout à fait, et pour calculer confusément que l'heure des affaires et des ennuis est encore dans le sablier du tems. Insensiblement mon homme devient plus bruyant; il est si difficile de se contraindre! d'ailleurs il sait que l'heure fatale s'approche.—Il regarde à ma montre, et fait sonner les breloques pour m'avertir; mais je fais la sourde oreille; et, pour alonger encore cette heure charmante, il n'est sorte de chicane que je ne fasse à ce pauvre malheureux. J'ai cent ordres préliminaires à lui donner pour gagner du tems. Il sait fort bien que ces ordres, que je lui donne d'assez mauvaise humeur, ne sont que des prétextes pour rester au lit sans paraître le désirer. Il ne fait pas semblant de s'en apercevoir, et je lui en suis vraiment reconnaissant.

Enfin, lorsque j'ai épuisé toutes mes ressources, il s'avance au milieu de ma chambre, et se plante là, les bras croisés, dans la plus parfaite immobilité.