Tôt allumé, vite éteint…
dépassait certainement la moyenne des poésies de salons littéraires. Et les mélodies, bien à sa voix, valaient, et au-delà, les plus soignés spécimens du genre.
L’Adelphia rouvrait le 1er octobre. Des notes fort élogieuses annonçaient dans les feuilles l’engagement de Fernand, et son nom, de nouveau, éclatait en lettres énormes sur les affiches. Pourtant Lourbillon ne se déridait pas. Cassandre incorrigible, il gardait le front plissé d’angoisses. Le matin de la première représentation, il dit à Fernand avec autorité :
— Donne-moi de l’argent.
— Pourquoi ?
— Parce que je vais m’occuper de te faire soigner ton entrée en scène. Aide-toi, le ciel t’aidera, c’est un proverbe. Et un peu de claque fait grand bien !
C’est ainsi que le soir, l’apparition de Fernand à la rampe fut saluée d’une salve de bravos d’une énergie toute romaine.
Il commença par chanter, en prenant la précaution de proclamer à l’avance les noms des divers auteurs, trois mélodies inédites.
Les bravos redoublèrent. Peu à peu la salle partait. Le charme vocal opérait.
C’était le tour du quatrième morceau, le dernier. Fernand annonça :