--Je le veux bien,» dit Mme Dumont.
Et elle se mit en route avec ses deux filles et son fils. En entrant chez la mère Nannette, elles trouvèrent la veuve Catherine occupée à battre le beurre. Mme Dumont lui demanda où était sa petite fille.
«Elle est au lit, madame.
--Est-ce qu'elle est malade? dit vivement Isaure en se tournant du côté du lit, où l'on voyait la jolie tête de Jeanne sur le traversin.
--Dieu merci, non, ma chère demoiselle; mais j'ai nettoyé ses habits ce matin, et, comme elle n'a que ceux-là, il faut bien qu'elle reste au lit pendant qu'ils sèchent.
--Où est donc la mère Nannette?
--Elle garde ses bêtes, mais elle ne tardera pas à rentrer. Madame, si vous voulez vous asseoir en l'attendant, vous vous reposerez. Nous n'avons que trois chaises, mais le jeune monsieur se mettra bien sur un coffre.»
En entrant, Mme Dumont avait vu du premier coup d'oeil que la maison et les meubles étaient de la plus grande propreté; elle s'assit donc sans crainte.
Isaure cause avec la petite Jeanne.
Pendant que sa mère parlait, Isaure était montée sur une chaise auprès du lit de Jeanne, et causait avec elle.