Il est aussi des âmes inconnues

Dont les vertus fleurissent en secret;

Tout le parfum de ces urnes élues

Se perd en Dieu comme un encens discret....».

Più tardi, quando la signora Collet era per lasciare Milano, il Manzoni le diresse la lettera seguente:

Madame, des vers comme ceux que vous avez eu la bonté de m’envoyer, et la bonté encore plus grande de m’adresser, m’auraient dans un autre temps donné l’envie irrésistible, quoique audacieuse, d’y répondre par d’autres vers; mais à présent il ne me reste plus pour la poésie que la faculté de la goûter; je dis cette poésie qui, sortant du cœur, passe par une imagination brillante et féconde. Et puisque sur ce sujet vous pourriez ne pas entendre à demi-mot, je suis forcé d’ajouter que c’est de votre poésie que j’entends parler. Je dois encore ajouter que j’aurais peut-être exprimé ce sentiment d’un cœur plus libre, avant de connaître les louanges qu’une indulgence excessive vous a dictées, et contre lesquelles je proteste du fond de ma conscience.

Vous trouverez pourtant des vers, madame, en tournant la page; car je ne puis résister à la tentation de vous transcrire ceux dont j’ai eu l’honneur de vous parler, et dans lesquels j’ai eu le bonheur de me rencontrer avec vous.

C’était dans un hymne commencé trop tard, et que j’ai laissé inachevé, sitôt que je me suis aperçu que ce n’était plus la poésie qui venait me chercher, mais moi qui m’essoufflais à courir après elle. J’y voulais répondre à ceux qui demandent quel mérite on peut trouver aux vertus, stériles pour la société, des pieux solitaires. Ce n’est que dans les deux dernières strophes que vous trouverez, je l’espère, madame, quelques-unes de vos pensées et de vos images, quoique moins vives; je transcris aussi les deux premières, pour l’intelligence de l’ensemble.

Ed ecco i versi:

A Lui che nell’erba del campo