[436] Così, per esempio, è noto che Federico Barbarossa distrusse Chieri; il popolo chierese, memore di quel terribile avvenimento, dice che il nome della città proviene dall'avere il Barbarossa, dopo averla distrutta, esclamato: non sei più chi eri. — La tradizione, conforme alla storia, fa discendere Annibale dal Cenisio, per Val di Susa, Giaveno, Avigliana. A Giaveno il rozzo popolo ritiene che Annibale passando di là abbia detto in latino jam veni, onde sia venuto il nome della città. Tali etimologie provano al tempo stesso la ignoranza del popolo e la tenacità della sua memoria tradizionale.
[437] «Posuerunt, ut vidi, bigliam unam in foramine culi per vim Joanninae De Rege, et ipsam per vim nudam ire et deambulare faciebant per locum Vischarum ponendo ignem in vulvam ipsius.» I popolani di Vische alla loro volta «illustrem Dominum Jacobum nihilomine suspicantem, dum venaretur armata manu circonvenerunt et multis illatis vulneribus misere occidunt et quod inauditum est et calamum a scribendo estrahit ob atrocitatem rei, membrum ejus virile abscindunt et in os inserunt.»
[438] Il solo che, a mia notizia, abbia discorso un po' lungamente del tusinaggio è il Durandi (Della Marca d'Ivrea. Torino, 1804, p. 118, 119); ma non ha di certo risoluta la questione, che meriterebbe, ci sembra, di fermare l'attenzione speciale di alcuno tra i più sapienti investigatori delle nostre storie. Ecco in quali termini il Durandi si esprime: «Alla relazione de Bello Canepiciano, che Pietro Azario finì di scrivere nel gennaio del 1363, si potrebbero aggiugnere altri accidenti occorsi di poi, se stesse bene continuar la storia degli orsi e delle tigri. Ma le popolazioni del Canavese, stanche di soffrire, fecero alla fine ciò che pur sogliono far i popoli stracchi e angarieggiati da troppe gravezze: ruppero ogni freno e si concertarono insieme per resistere ai loro signorotti e spegnerli. Dinominarono tusinaggio cotesta loro unione o lega e tusino o tuchino ciascun de' collegati. Intendeano d'indicar con siffatto nome una sola volontà in tutti di scuotere il giogo e vendicarsi. Assai uccisioni vi seguirono, e mali gravissimi. Il conte di Savoia s'interpose più volte tra il popolo e que' nobili e con la generosa sua moderazione gli riuscì di metterli di accordo, massimamente nel 1385. Ma coloro poi ritornavano ad affliggere il popolo e nei primi anni del secolo decimoquinto, e n'era freschissima la memoria di quello, allorchè in un contratto di affrancamento a pro de' terrazzani d'Agliè de' 20 giugno 1423 si scrivea che «Tempora dicti tusinaggii omnes homines Canapitii erant multum dominis rebelles, et dominos suos tradiderant oblivioni, nec in servitiis eorum dominorum ambulabant, sed potius in destructionem personarum et bonorum.» «Da più altri documenti di quella età ho pur raccolto che il mentovato tusinaggio veniva a dire una cospirazione di tutti i popolani contro de' feudatari dirizzata a liberarsi da mille gravezze e molestie, e a distrugger quelli ed usurparne i beni, per rifarsi de' mali insino allora patiti. Ma non è chiaro donde cotal nome derivi...»
[439] Op. Cit., V.
[440] Les parents et les proszci ayant achevé le contrat, on convient du jour où l'époux devra envoyer le cortége nuptial pour recevoir la prétendue. Dans cet intervalle le fiancé fait choix de deux parents ou de deux amis, chargés de servir de parrains à sa future; ce sont les djevers ou paranymphes de l'ancienne Grèce. Il invite également tous les jeunes gens de sa connaissance qui devront figurer dans le cortége destiné à aller prendre la fiancée; ce sont les svati. Dès l'aube du jour arrêté pour les épousailles, et même dès la veille, si la rèsidence de la jeune fille est éloignée, la joyeuse compagnie des djevers et des svati, formée tout entière de cavaliers, quand on le peut, et emmenant avec elle une monture destinée à la jeune épouse, après avoir bu le coup de l'étrier, quitte la maison du futur, et, précédés d'un porte-étendard ou bariaktar, chantant, caracolant, tirant des coups de fusil, se porte à la rencontre d'un cortége semblable envoyé par les parents de la fille. Au moment où les deux troupes sont en vue l'une de l'autre, les deux bariaktari, se portant en avant, simulent un combat de quelques instants, puis, mettant pied à terre, dansent, s'embrassent et déchargent leurs pistolets. Tous arrivent enfin devant la maison de l'épousée, sur le seuil de laquelle ils trouvent, prêts à les recevoir, les parents de la fille, à l'exception toutefois du père et de la mère. Les djevers se présentant alors réclament la mère, l'informent de leur mission, et demandent qu'il leur soit permis d'emmener la promise. La mère doit s'opposer à leur dessein, pleurer à la rigueur, jusqu'à ce que, calmée par les présents qui lui sont offerts, elle accorde un dernier consentement. Le cortége des svati pénètre alors dans la maison où se trouve ouvert un coffre, don du fiancé, et géneralement acheté au bazar de Rieka ou à Scutari. Ce grand bahut, peint en couleurs voyantes, est destiné a recevoir les cadeaux que chacun se fait un devoir d'apporter, et consistant en toute espèce d'objets de toilette ou même d'ustensiles de cuisine, destinés à constituer à la fois et le trousseau et le ménage de la jeune épouse. Pendant ce temps la mère et les amies de la jeune fille ont emmené celle-ci, et s'occupent à la revetir des atours qui ont été préparés, depuis la chemise de fine soie de Scutari, aux larges manches brodées, jusq'à la yaketa de velours surchargée d'or. Au frère de la mariée incombe le devoir de faire tomber de sa tête la kapa, emblème de verginité, qui couvrait son front de jeune fille, et qui le voile sévère dè l'épouse va désormais remplacer. Cependant la table est ouverte aux svati; les handjars entament à grands coups les moutons rôtis; le vin, le café et l'eau-de-vie circulent; et tandis que devant la porte de la maison retentissent, dans un cercle de danseur, les cris et les arquebusades, de joyeux brindisi saluent la mariée prête au départ.... Escortée à droite et à gauche par ses djevers et suivie par les bruyant svati, la nouvelle épouse gagne enfin la maison où elle va commencer une nouvelle vie. Sur le seuil de celle-ci elle aperçoit la starictchina qui vient à sa rencontre, portant dans ses bras un jeune enfant qu'il offre à ses caresses (conformemente al rito vedico, ed anche al brettone); cérémonie emblématique et présage heureux des devoirs maternels qu'elle aura bientôt à remplir. Au tour de sa belle mère de lui offrir ensuite une pomme qu'elle doit, autant que possible, jeter pardessus le faîte de la maison; si elle n'y réussit pas, c'est de moins bon augure. Le cortége tout entier a envahi la maison des époux, le festin des svati commence, tandis que les djevers vont sans façons s'asseoir sur le lit nuptial où le mari vient leur offrir les mets et les libations. A leur tour de s'occuper de la jeune femme, et de faire pour elle tous les frais de galanterie auxquels le mari, en qualité de maître, ne saurait condescendre sortout sous des yeux étrangers. Le soir venu, les parrains accompagnent encore la jeune femme dans la chambre nuptiale où l'époux se rend à son tour, après avoir reçu la bènédiction du chef de la famille. Les djevers rejoignent enfin la compagnie joyeuse, qui, rassemblée autour du foyer, en disperse les tisons et les cendres jusqu'à ce qu'on lui ait servi l'eau-de-vie et les figues sèches.» Frilley et Wlahovitj. Le Montenegro contemporain; Paris, Plon, 237 e seg.
[441] Cfr. Sant'Agostino. De Civitate Dei, VII: «Sed quid hic dicam? cum ibi sit et Priapus nimis masculus; super cujus immanissimum fascinum sedere nova nupta jubebatur, more honestissimo ac religiosissimo matronarum».
[442] Presso Plutarco.
[443] Cfr. Caballero, op. cit., cuento della Suegra del diablo: «Cuando los novios se iban a retirar a la camara nupcial, llamò la tia Holofernes a su hija y la dijo: Cuando estàn Vds. recogidos en su aposento, cierra bien todas las puertas y ventanas; tapa todas las rendijas, y no dejes sin tapar sino unicamente el agujero de la llave. — Toma en seguida una rama de olivo bendito, y ponte a pegar con ella a tu marido hasta que yo te avise; esta cerimonia es de cajon en todas las bodas y significa que en la alcoba manda la mujer».
[444] Traduco così l'epitalamio di Gallieno, presso Trebellio Pollione, tra gli Scriptores historiæ Augustæ: «Fuit autem Gallienus (quod negari non potest) oratione, poemate atque omnibus artibus clarus. Huius est illud epithalamium, quod inter centum poetas precipuum fuit. Nam quum fratrum suorum filios coniugaret, et omnes poetæ græci latinique epithalamia dixissent, idque per dies plurimos, quum ille manus sponsorum teneret, ut quidam dicunt, sæpius ita dixisse fertur:
Ite, ait, o pueri, pariter sudate medullis
Omnibus inter vos: non murmura vestra columbae,
Brachia non hederae non vincant oscula conchae.