»J'ai toute raison de croire, Monsieur le Général, que, par amour pour la vérité, vous trouverez juste que je donne toute la publicité possible à cette lettre.

»Je suis, etc.

»T. Mamiani
»Ancien ministre de l'Intérieur du Gouvernement de Bologne.


»A M. le comte Mamiani.

»Monsieur le Comte,

»Je me souviens parfaitement des circonstances dont il est question dans votre lettre. Il est juste de dire que, pendant les débats qui amenèrent la convention d'Ancône, vous avez été d'un avis contraire à celui des autres membres du conseil; mais comme le procès-verbal de la séance a été revêtu de toutes les signatures, et que vous-même vous avez signé purement et simplement, sans prendre acte de votre opposition et sans la motiver, je pouvais regarder la résolution comme unanime, quelle qu'eût été la diversité des opinions pendant la discussion; diversité dont je n'ai pas oublié de faire mention dans mon écrit. Au fond, une majorité de huit voix sur neuf ne diffère pas beaucoup de l'unanimité, et c'était assez pour le lecteur, auquel je devais épargner des détails peu importans pour l'ensemble.

»Je suis maintenant fâché de les avoir supprimés, puisque je vois que cela vous déplait; mais je vous prie de croire qu'en agissant de la sorte je ne pouvais jamais avoir l'idée de dissimuler la justice qui est due à votre manière de penser.

»Veuillez bien en être persuadé, Monsieur le Comte, et agréer en même temps mes sentimens distingués.

»Je suis, etc. etc.