Le eccellenti relazioni esistenti tra l'Italia e la Germania ebbero nell'ottobre di quell'anno una solenne affermazione: l'Imperatore Guglielmo decise di visitare Re Umberto nella Capitale del Regno. Era il primo sovrano di una grande Potenza che veniva a Roma e le accoglienze che vi ebbe furono grandiose.
In tale circostanza vi fu tra Crispi e Bismarck, tra il Re e l'Imperatore, questo scambio di telegrammi:
«Roma, 11/10/88.
Au milieu de l'enthousiasme qui a accueilli et qui entoure, dans la capitale de l'Italie, votre auguste Souverain, l'ami de notre Roi et le chef de la grande Nation alliée de notre pays, ma pensée émue se reporte vers Votre Altesse. Je voudrais que l'écho des vivats dont Rome retentit arrive jusqu'à vous et vous dise combien le peuple italien aime l'Allemagne et apprécie l'amitié de ce pays devenu, par les conseils de Votre Altesse, si glorieux et si grand. Que notre union soit toujours aussi cordiale et aussi intime pour la gloire des deux dynasties, le bonheur des deux peuples et la paix de l'Europe!
Crispi.»
«Friedrichsruh, 11/10/88.
Je remercie Votre Excellence de tout mon cœur d'avoir bien voulu penser à moi au moment où vous assistiez à cette entrevue de nos Souverains qui est l'expression solennelle de l'amitié cordiale de deux grandes nations.
La conscience d'avoir travaillé en commun à consolider cette amitié mutuelle de nos Souverains et de nos pays, et notre ferme volonté de la maintenir en la rendant plus intime, forment un trait d'union, cher a mon cœur, entre les fêtes brillantes qui se célèbrent à Rome et la forêt solitaire que Votre Excellence m'a fait l'amitié de parcourir avec moi, il y a deux mois.
Von Bismarck.»