Naturalmente, le nuove preoccupazioni del governo italiano erano partecipate a Costantinopoli, come le precedenti. In ottobre la Sublime Porta finalmente si decise a intervenire nella questione e diresse la seguente Nota ai suoi ambasciatori a Parigi e a Londra:
«Octobre 1890.
Sublime Porte à ses réprésentants
à Paris et à Londres.
Votre Excellence sait qu'en signant le 5 Août dernier les arrangements intervenus entre eux au sujet de l'Afrique, le Gouvernement Britannique et le Gouvernement Français ont échangé des notes pour constater leur parfait accord de respecter scrupuleusement les droits appartenant à S. M. I. le Sultan au sud des provinces de ses possessions Tripolitaines.
Cependant, afin de prévenir toute équivoque le Gouvernement Imperial croit devoir déclarer que dans la partie méridionale de la Tripolitaine du côté du Grand Sahara en dehors des districts de Gadames, de Gah (Rhah) d'Argar (Asdser), Touareg, de Mourzouk (chef lieu du Tsezzan), de Ghatroun, de Tidjerri et de leurs [pg!40] dépendances qui sont tous administrés par les Autorités Impériales, les droits de l'Empire doivent d'après les anciens titres et la doctrine même du Hinterland s'étendre sous les territoires compris dans la zone determinée ci-après. La ligne de cette zone partant des environs de la frontière méridionale de la Tunisie du point connu sous le nom de Bin Turki au N. E. de Berresok, descend vers Bornou en passant à l'O. de Gadames et d'Argar, Touareg et en comprenant les oasis de Djebado et d'Agram. Elle passe ensuite entre les limites de Sokoto et de Bornou pour aboutir à la frontière septentrionale de Cameroun, et suit de là vers l'Est la ligne du partage des eaux entre le bassin du Congo et celui de Tchad de façon à englober le territoire de Bornou, Baghirmi, Ouadaï, Kanem, Ouanianga, Borkou et Tibesti, laissant ainsi en notre possession la grande route des caravanes qui va de Morzouk à Kouka par les oasis du Yat de Kaouar et d'Agadem.
V. E. verrà par le tracé de la ligne décrite ci-dessus que la localité de Barrowa sur le lac Tchad reste dans la sphère d'action du Gouvernement Imperial.
Les raisons qui militent en faveur de notre point de vue consistent dans le fait que la route des caravanes de Mourzouk à Kouka devant nécessairement rester à l'Empire, on ne peut laisser en d'autres mains la susdite localité de Barrowa qui se trouve précisément sur la même route des caravanes et non loin de Kouka.
Il est vrai que l'art. 2 de la déclaration franco-anglaise du 5 août semble comprendre Barrowa (sur le lac Tchad) dans la zone d'influence de la France, mais outre la double considération que cette localité n'a pas, que nous sachions, appartenu jusqu'ici à une puissance quelconque et que géographiquement même, ainsi que d'après la doctrine du Hinterland, au lieu de faire partie de la zone française elle revient à celle de l'Empire pour les raisons plus haut exposées; il y a lieu de ne pas perdre de vue que le texte même de l'article sus visé porte dans son second alinéa que la ligne doit être tracée de façon à comprendre dans la zone d'action de la Cie du Niger tout ce qui appartient équitablement au royaume de Sokoto. Or comme le tracé contourne Sokoto sans y toucher et englobe seulement Bornou, et comme d'autre part Bornou est bien en deçà de Sokoto, nous sommes [pg!41] en droit de croire que le tracé ne pourra pas donner lieu à une objection fondée.
Je prie V. E. de vouloir bien notifier par écrit ce qui précède au gouvernement près duquel Elle est accréditée afin que lors de la délimitation de la ligne à determiner suivant l'art. 2 susmentionné, il ne soit point empiété sur notre zone d'influence et tenir mon département au courant des phases futures de cette question et du résultat de ses démarches.
Said.»
Sublime Porte à ses réprésentants
à Paris et à Londres.
Lo zelo dell'Italia nella difesa dell'integrità della Tripolitania era appreso a Costantinopoli con diffidenza, e a tener viva questa diffidenza contribuivano gli agenti e i giornali francesi, i quali per stornare l'attenzione del governo turco dall'azione costante della Francia, parlavano continuamente delle mire italiane. Il 14 agosto il Sultano faceva telegrafare a Zia bey, ambasciatore turco a Roma:
«Un dispaccio privato annunzia che l'Italia preparerebbe una spedizione militare. Benchè questa notizia ci sembri inverosimile prego informarci.»
Zia bey rispondeva subito non esservi in Italia indizio alcuno di una spedizione militare in preparazione.
In novembre, i giornali francesi stamparono che nei colloqui tenuti a Milano tra Crispi e Caprivi, si erano presi accordi in vista di un'occupazione italiana di Tripoli. Ma l'ambasciatore turco a Berlino, invitato ad assumere informazioni in proposito, telegrafava:
«J'ai eu une entrevue avec le baron Marschall. S. E. m'a dit que le Chancelier avait rapporté la meilleure impression de son entrevue avec Monsieur Crispi. Il a ajouté à ce propos que la Sublime Porte était eclairée pour n'attacher aucune importance aux versions mensongères relatives à la Tripolitaine. Le nom même de cette province de l'empire ottoman n'ayant pas été prononcé dans l'entrevue.»
Ma il sospetto era sempre vigilante. Il 15 dicembre Zia bey telegrafava al proprio governo: [pg!42]
«Osman bey addetto militare ha saputo da fonte sicura che il colonnello Ponza di San Martino è partito per la Tunisia e per Tripoli allo scopo di constatare segretamente il preteso incontro delle truppe imperiali colle truppe francesi e di indagare quali siano i mezzi di difesa di cui la Turchia dispone nella Tripolitania. Avendo io smentito la voce sparsa su quest'incontro tanto nella stampa, quanto nelle mie conversazioni con S. E. Crispi, credo piuttosto che si tratti di constatare se abbia fondamento la notizia delle usurpazioni della Francia avanzate da S. E. Crispi in base al rapporto del Console di Italia che avrebbe particolarmente studiato l'hinterland della Tunisia.»