E quando i dí son freddi o versan pioggia,
Con la penna io, le femmine con l'ago,
Passiam quelle ore in cameretta o in loggia.[42]

Tali cose i settecentisti, con quella loro viterella e con quella linguetta, non potevano scriverle.

Ma sarà permesso raffrontare l'ode italiana del Settecento alle stanze d'un poeta francese del secolo innanzi, d'un poeta della scuola di Malherbe: siamo in famiglia, siamo alla lirica classica che ha la religione di Orazio.

Racan (1589-1670) di latino veramente non sapeva né men quello del credo, ma fu un valoroso luogotenente nella campagna dei gerundivi e dei particípi sotto il comando generale di Malherbe. Lafontaine lo salutava emulo d'Orazio ed erede della sua lira. Orazio il Racan lo leggeva e imitava tradotto, e per ciò forse rimaneva originale e francese. Felice—poetava—chi rinunziando alle lusinghe dell'ambizione, se ne vive su 'l suo, misurando i desidéri alle forze.

Il laboure le champ que labourait son père,
Il ne s'informe pas de ce qu'on délibère
Dans ces graves conseils d'affaires accablés:
Il voit sans intérêt la mer grosse d'orages,
Et n'observe des vents les sinistres présages
Que pour le soin qu'il a du salut de ses blés.

Roi de ses passions, il a ce qu'il désire.
Son fertile domaine est son petit empire,
Sa cabane est son Louvre et son Fontainebleau;
Ses champs et ses jardins sont autant de provinces;
Et sans porter envie à la pompe des princes
Se contente chez lui de les voir en tableau,

Il voit de toutes partes combler d'heur sa famille.
La javelle à plein poing tomber sous la faucille,
Le vendangeur ployer sous le faix des paniers;
Et semble qu'à l'envi les fertiles montagnes,
Les humides vallons et les grasses campagnes
S'efforcent à remplir sa cuve et ses greniers.

Il suit, aucune fois, le cerf par les foulées,
Dans ces vieilles forêts du peuple reculées,
Et qui même du jour ignorent le flambeau:
Aucune fois des chiens il suit les voix confuses,
Et voit enfin le lièvre, après toutes ses ruses,
Du lieu de sa naissance en faire le tombeau....

Il soupire en repos l'ennui de sa vieillesse
Dans ce même foyer où sa tendre jeunesse
A vu dans le berceau ses bras emmaillottés;
Il tient par les moissons registre des années,
Et voit de temps en temps leurs courses enchaînées
Vieillir avecque lui les bois qu'il a plantés[43].