»A l’association des peuples!

»A l’homme, qui, par ses actions, est l’incarnation vivante de ces grandes idées!

»A Joseph Garibaldi!

»À la pauvre, sainte, héroïque Pologne, qui depuis plus d’une année combat en silence et meurt pour la liberté!

»A la nouvelle Russie, qui, sous la devise terre et liberté, tendra dans un jour rapproché, une main de sœur à la Pologne pour la défense de la liberté et de l’indépendance et effacera le souvenir de la Russie des Tzars!

»Aux Russes, qui, notre ami Herzen en tête, ont le plus travaillé à l’éclosion de la nouvelle Russie!

»À la religion du devoir qui nous fera lutter jusqu’à la mort pour que toutes ces choses s’accomplissent!»

Garibaldi rispose:

«Je vais faire une déclaration que j’aurais dû faire depuis longtemps; il y a ici un homme qui a rendu les plus grands services à mon pays et à la cause de la liberté. Quand j’étais jeune et que je n’avais que des aspirations, j’ai cherché un homme qui pût me conseiller et guider mes jeunes années; je l’ai cherché comme l’homme qui a soif et cherche l’eau. Cet homme je l’ai trouvé; lui seul a conservé le feu sacré, lui seul veillait quand tout le monde dormait. Il est toujours resté mon ami, plein d’amour pour son pays, plein de dévouement pour la cause de la liberté.

»Cet homme c’est mon ami Joseph Mazzini.