—Comptez sur moi, Monsieur le Ministre.

Ma nonostante la congiura dʼun Ministro e dʼun Capo di Polizia, il nominato Castillo seguitava a mantenere i suoi penati nella grande libera Parigi. Anzi era la terza volta ormai che il lunatico M. Ardouin, presentandosi nel gabinetto di Sua Eccellenza, gli dichiarava con una specie di maligna soddisfazione che gli estremi richiesti mancavano per sfrattare legalmente lʼ «undesirable» Castillo.

—Que voulez–vous, Monsieur le Ministre? Nous avons dans les archives un dossier des plus romanesques autour de ce personnage, mais je me trouverais fort embarassé de vous dire qui il est et ce quʼil fait au juste.

—Est–ce possible?

—Comme je vous le dis, Monsieur le Ministre. Il est signalé à toutes les Polices de la terre, mais rien de positif nʼexiste contre lui, et Scotland Yard nʼen sait pas plus long sur son compte que la Polizei de Berlin ou que la Questura de Rome. On le surveille depuis des années, mais, vous savez bien, Monsieur le Ministre: nul nʼest aussi irréprochable quʼun homme surveillé.

—Voyons, Monsieur Ardouin, vous plaisantez, jʼespère!

—Je ne me le permettrais pas, Monsieur le Ministre.

—Parbleu! vous êtes bien censé savoir qui il est, dʼoù il vient, quel est son métier et dʼoù il tire ses ressources.

—Dussé–je y perdre ma place, je ne pourrais répondre à aucune de ces questions. Voilà une dizaine dʼannées quʼil se promène à travers la terre, en faisant à peu près partout ce quʼil fait à Paris.

—Cʼest–à–dire?