—Nous lui parlerons, Linette, sois tranquille.

Questo «nous», chʼegli adoperava con pompa nella sua dolce umiltà, era una specie di abitudine professionale, che sembrava ravvolgere il suo cuore di padre nella toga del giurisperito.

—Il ne suffit pas de lui parler, Monsieur Bollot. Car elle vous ferait, avec plus de politesse, la même réponse quʼà moi: «Fiche–moi la paix, Linette!» Alors cʼest de lʼénergie quʼil faut avec elle, ou bien de la ruse... oui, Monsieur Bollot, de la ruse! Vous, qui êtes si instruit et si bon, faites–lui comprendre sa folie, trouvez un moyen quelconque pour la remettre dans le droit chemin.

—Par exemple?

—Eh bien, dʼabord, vous pourriez essayer de la raisonner, comme vous le faites parfois, dʼun ton paternel. Je lʼai vue souvent devenir un peu pâle et se mordre la lèvre quand vous lui donniez des conseils. Vous, elle vous écoute. Parfois elle se rebiffe, parfois elle se met à crier: «Mon Dieu! mon Dieu! que vous avez des idées arriérées, père Bollot!...» Mais, vous parti, le soir même, ou le jour après, pendant que je lʼhabille, voilà que tout à coup Madame se prend à me dire: «Il avait tout de même raison, ce brave Monsieur Bollot. Il a des idées anciennes, mais elles sont justes. Je ferai comme il a dit.»

—En effet, en effet, chère Linette, jʼai de lʼexpérience et je ne parle que pour son bien.

—Oui, et alors vous devriez lui donner un ordre, voyez–vous, Monsieur Bollot: un ordre! Par exemple: «Tel jour, vous, moi et Linette,—vous, moi, Linette et Monsieur Jack—nous partons tous pour tel endroit». Pour nʼimporte où, pourvu que ce soit très loin.

—Parfait, Linette. Seulement cʼest beaucoup plus facile à dire quʼà obtenir.

—Lʼidée, je vous lʼavoue, nʼest pas de moi. Elle est de Monsieur Jack. Il a lʼabitude, lui, dʼaller et venir dʼAmérique; il trouve très commode quʼon ait à se trimbaler dʼun point à lʼautre de la terre. Quant à moi, mon idée serait bien différente.

—Et quelle est ton idée, voyons?