—Moi, si jʼétais vous, jʼirais tout droit chez ce Monsieur; je lui dirais: «Monsieur Castillo,..»—cʼest son nom,—«Monsieur Castillo...» enfin je ne sais pas au juste ce que je lui dirais, mais sûrement des choses qui toucheraient son cœur, sʼil est un honnête homme.

—Et sʼil ne lʼest pas?

—Je lui en dirais dʼautres, mieux faites pour lʼeffrayer. Car nous sommes trois, après tout,—vous, Monsieur Jack et moi—qui sommes prêts à défendre Madame de toutes nos forces. Mais, voulez–vous que je vous dise, Monsieur Bollot?... Cʼest drôle, cʼest absolument drôle, et pourtant je suis persuadée que lui aussi, malgré tout, il lʼaime...

—Veux–tu que je te dise, Linette? Je suis presque du même avis...

—Et alors?

—Alors, ma fille, tâche de comprendre que tout serait en vain. Ecoute ce que te dit un vieillard, dont la vie toute entière fut lente et monotone comme le tic–tac dʼune pendule. Sache, mon enfant, quʼentre toutes les illusions de la terre une seule est vraie, une seule parvient à griser merveilleusement notre âme: cʼest quand deux créatures sʼaiment, et que tout le reste devient pâle comme si le soleil ne le touchait plus...

—Oh, que vous dites de belles choses, Monsieur Bollot!...

—Ces sont mes cheveux blancs qui les disent... Allons! verse–moi un autre petit verre de cet excellent Kümmel, et, puisque Madame tarde outre mesure, je vais commencer par payer leurs gages aux gens de la maison. Pour toi, dʼabord, cʼest réglé. Va donc dire aux autres que Monsieur Bollot les attend.

E mentre se nʼandava, rapida e seria, coʼ suoi piedini ben calzati, che luccicavano sul tappeto, il vecchio notaro, alzandosi con un poʼ di stento, incominciò a toglier fuori dalla voluminosa cartella i fogli amministrativi, cosparsi dʼuna grave scrittura simmetrica, poi, ad una ad una, le buste gialle in cui suonavano i marenghi, gli scudi e il rame degli stipendi mensili.