On doit à M.me Sibilla Aleramo d'avoir su créer un type de femme très complet, que la littérature italienne n'avait pas analysé, avec une subtilité psychologique remarquable et très remarquée.

CAMILLE MAUCLAIR nel Petit Niçois dopo aver parlato di un libro di Gérard d'Houville tratta di «Una donna» con senso di superiore ammirazione:

L'autre livre est tout dissemblable. Je ne sais rien de son auteur, si non que M.me Sibilla Aleramo est jeune et que son livre, Une femme, a produit une grande émotion en Italie et sert d'argument aux partisans du divorce, lequel n'est pas encore admis par les lois de la Péninsule. J'ai lu ce livre avec une émotion croissante et je voudrais que vous le lisiez, car il me semble tout à fait admirable. Il est écrit en forme d'autobiographie.

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C'est un drame tout intérieur. Le livre est écrit fermement, avec sobriété, avec un absolu dédain de tout agrément de style. Tout son mérite littéraire est dans la justesse concise de l'expression et dans la gradation des sentiments. Il est vrai que ce sont les qualités essentielles et les plus difficiles à acquérir. M.me Sibilla Aleramo ne se soucie pas d'être une artiste. Elle s'inquiète de bien penser. Elle n'est pourtant pas de tout «masculinisée» et c'est là le curieux. Elle écrit et pense comme un homme, et pourtant on a l'impression qu'une femme seule pouvait concevoir un pareil ouvrage.

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Mais si vous voulez savoir comment les femmes qui pensent, les femmes intensément femmes, souffrent et conçoivent l'iniquité de leur destin social, prenez alors le livre de M.me Sibilla Aleramo. Après avoir souri, vous contemplerez une âme haute, une des plus nobles que la littérature sociale ait suscitées dans l'Italie contemporaine.

MAURICE MURET nel Journal des Débats:

Son livre est tout vibrant de passion, de conviction, de révolte. Il respire un pessimisme qui rappelle parfois l'amertume de Jules Vallès ou celle de M. Octave Mirbeau, parfois celle du Suédois Auguste Strindberg. Au point de vue littéraire, Une femme est un roman de valeur, un début remarqué et marquant, un de ces livres en un mot, qu'il y avait lieu de traduire....

Da un lungo articolo della Revue Mondiale, firmato R. DE NOLVA, e dedicato al «Passaggio»: