T’a fait fuir, ma mignonne au doux babil charmant:

J’en avais encor soif de ton chant doux et tendre;

Mais j’ai payé bien cher ce que je pus entendre;

Tu chantais même encore au moment d’expirer;

Ta mère en un baiser t’entendit murmurer:

«Pauvre mère, bientôt tu n’auras plus de fille;

Ma place sera vide au repas de famille.

Je pars, reprends tes clefs, mère! je te les rends!

Je m’en vais pour toujours loin de mes chers parents.»

Ces mots (le reste échappe à ma douleur amère)