Plus qu’en ce jour de deuil, je n’aurais pu souffrir.

Et si Dieu l’eût permis, en vivant davantage,

Que de joie elle eût pu me donner en partage!

Et moi, durant ce temps, j’aurais fini mes jours

Peut-être, et de mes ans vu s’accomplir le cours,

Sans avoir ressenti la plus grande torture

Qu’ait jamais éprouvée humaine créature.

Je comprends Niobé, qui voyant le bûcher

Consumer ses enfants, s’est changée en rocher.

Thrène V