Thrène IV
Mort impie! Ah! pourquoi forcer cruellement
Mes yeux à voir ma fille à son dernier moment?
Je te vis secouer ce fruit vert, ô cruelle,
Et déchirer nos cœurs d’une angoisse mortelle.
Jamais sans m’accabler du poids de la douleur
Elle n’eût pu mourir, jamais sans que mon cœur
N’eût saigné, quel que fût ou le jour ou l’année
Que, me laissant tout seul, elle s’en fût allée.
Mais jamais, non jamais, en la voyant mourir,