8 Баронъ А. И. Черкасовъ въ своихъ письмахъ Екатеринѣ II, на французскомъ языкѣ, подписывался sujet (подданный; въ то время, когда во всеподданнѣйшихъ донесеніяхъ на русскомъ языкѣ употреблялось слово рабъ. Смотри совершенно одновременныя донесенія принца Гольштейнъ-Бекскаго. Указъ о замѣнѣ слова рабъ выраженіемъ вѣрноподданнѣйшій состоялся позже сего.

IV.

Catherine II à Czerkassow.

А Czarcocélo, ce 16 May 1773.

Monsieur le Baron Czerkasow. J'ai reèu votre lettre da 14, écrite à Narva, durant le déjeuné aujourd'hui et j'y réponds au moment que je puis remonter dans ma chambre; cela s'appelle, je crois, dans tout pays, être exacte. Je suis de votre avis qu'il y aurait plus que du guignon si vous ne réussissez pas dans ce dont je vous ai chargée. J'ai jugé à propos de vous envoyer il y a deux jours une estafette avec une lettre pour remettre à Rehbinder, lorsqu'il arrivera à Réval, qui, j'espère, acheminera encore lee choses selon mes désirs. Je tous dirai une antre fois ce que je résonprai pour votre beau-frère, je c'en ai pas le temps présentement, mais mandez-moi ce que je vous ai promis de faire à ce sujet, afin que je puisse tenir parole; vous savez que j'aime à remplir mes promesses.

Vous rîe donnerez à la Landgrave et à ses filles que le titre d'Altesse, свѣтлость. Je ne suis engagée à rien envers elles, je l'ai simplement invitée de venir en Russie, mais jamais on ne lui а dit en mon nom, ni parlé de ce dont tout le monde ee doute; aussi vous la traiterez simplement sur le pied d'une princesse régnante d'Allemagne; le baise-main surtout ne doit

Sas avoir lieu. Quand je fus fiancée, moi, on me donna le titre e Grande Princesse, великая княжна, ma mère resta Alhesse, свѣтлость. On suivit avec moi l'ancienne étiquette établie de tous temps en Russie: Царскія невѣсты всегда наречены были по выбору три дня до свадьбы царевнами, а великія княжескія великія княжны. Здѣсь еще невѣсты нѣтъ, а просто ландграфиня едитъ {Сохраняемъ орѳографію подлинника.} къ моему двору съ дочерьми повидатся познакомитца, такъ какъ принцъ Генрихъ, а до, него принцъ Ангальтскій и герцогъ Курляндскій пріежжали; сіи послѣднія безъ церемоній приняты были. А къ ландграфинѣ я разсудила показать тѣ же атенціи кои показаны были матушки моей и мнѣ, въ прочемъ, въ городахъ коменданты знаютъ, и въ ахъ регламентахъ написана какую честь отдавать владѣтельнымъ пемѣцкимъ князьямъ, естьли хто изъ нихъ у васъ паче чаянія навѣдатся будетъ, что ему дѣлать, то вы ихъ отсылайте къ ихъ регламенту, et aux us et coutumes établies. Въ Ревелѣ естьли дворянство захочетъ быть у ландграфинѣ, то вы имъ препятствовать не будите, и вездѣ я вамъ совѣтую быть весьма учтиву, но безъ излишества: un homme sensé sait trouver en tout un juste milieu, et vous êtes sensé. Je m`en vais ordonner de réparer le chemin le mieux qu'on pourra.

Votre lettre est bien écrite, continuez de m'en écrire comme vous avez commencé, j'en suis très-contente, mais surtout portez-vous bien. Si la Landgrave nVst pas partie de Berlin, je crois qu'elle partira pour sûre à la fin de cette semaine; ainsi, je ne crois pas que vous serez au-delà de dix à quinze jours à Reval à l'attendre et même c'est le bout du monde. Quand vous serez arrivé, presser le Prince de Holstein pour que les chevaux soyent à leurs stations, à point nommé, vous ne feriez pas mal d'envoyer un homme exprès jusqu' ici, lorsque le tempe viendra pour voir si les chevaux у eontj et cela, il convient de le faire avant l'arrivée des frégates, afin que vos gastes ne eoyent pas obligés d*attendre les chevaux.

An reste, je suie comme toujours, avec beaucoup d'amitié.

Caterine.