Catheiinendahl n est pas encore du tout logeable; et voilà les Fêtes de la Pentecôte qui viennent aujourd'hui très-mal à propos pour mon impatience. Les ouvriers Allemands ne veulent pas travailler aujourd'hui. Ce sera un miracle si je les engagerai à travailler demain et après-demain. Car ils sont persuadés que, comme bons Luthériens, ils commettront un grand poché, en faisant quelque chose de bon pendant les jours de fêto. Je n'os pas les brusquer de peur de gâter tout. Je me suis déjà adressé hier au Bourgmestre d'ici, et je l'ai engagé à leur par ler amicalement là-dessus. Je ne saurais me flatter que le château pût être rendu logeable avant cinq ou six jours, c. à. d. avant le 25 de ce mois. Et un vent favorable peut m'amener mes Gastes avant ce jour, si elles sont parties de Berlin sur la fin de la semaine passée, comme V. M. le remarquez dans Votre dernière. Je commence à être embarrassé un peu, pour ne pas dire beaucoup. Je suis heureux que ma faèon d'écrire ai l'approbation de V. M. et je tach rai aussi d'exécuter Vos ordres quant à me bien porter.

Pour ce qui est des affaires de mon Beau-Frère, j'aurai l'honneur de dire à V. M. qu'il y en a deux: Tune regarde les pretentions mal fondées de son frère cadet au sujet de la disposition testamentaire du feu le Duc, leur Père; l'autre et la plus considérable, est sa mésintelligence avec la noblesse du pays. A l'égard de la première V. M. avez gracieusement promis d'envoyer Vos ordres à Votre Ministre? en Pologne d'avoir soin que le tribunal qui la jugeroit, ne fit point du tort aux droits du Duc, mais qu'il expédiât le procès promptement. Pour ce qui est de l'autre, vous avez voulu, Madame, instruire vos Ministres tant en Pologne, qu'en Oourlande: le premier d'appuyer au Nom de V. M. les intérêts du Duc à la Diète Générale, contre les plaintes séditieuses de la Noblesse ou plutôt de leur Maréchal Brüggen et de sa clique, justement soupèonnés d'y être engagés par les intrigues do Saxe: et l'autre (Mr Simolin) de déclarer à la Noblesse de Oourlande qu'ils ayent à se soumettre aux intentions de leur Duc en tant qu'elles sont conformes aux Lois et Coutumes du Pays: et de ne prêter aucune attention aux insinuations étrangères qui les engagent seulement à chicaner le Duc à leur propre préjudice.

Par les dernières lettres que j'ai reèues de Courlande, le Duc prie très humblement V. M. d'avoir la grâce d'ordonner à Mr de Simolin de déclarer à la Noblesse que pour couper court toutes les chicanes passées et avenir, ils s'abstiennent d'élire pour Députés pour le Landtag prochain leur cy-devant Maréchal Brüggen et ses adlierans.

J'ai l'honneur d'être, Madame,

de V. M. I.

le très humble et très obeyssant sujet et serviteur

le Bar. Gzerkasow.

Черкасовъ императрицѣ.

Содержаніе: Увѣдомленіе о полученіи письма отъ 16го мая. -- Церемоніалъ пріема ландграфини и ея дочерей.--Въ Эстляндіи мосты новы, но этого недостаточно для безопасности путешественниковъ. --Приготовленія продолжаются въ Екатериненталѣ. -- Мастеровые-Нѣмцы увѣрены что дѣлать что-либо путное въ праздникъ, смертный грѣхъ. -- Переговоры съ бургомистромъ.--Черкасовъ постарается быть здоровымъ.--Дѣла герцога Курляндскаго. -- Брюггенъ и Симолинъ.

Ревель, 19го мая 1773.