Et par les feux, le cerf, eperdu, fuit tremblant ;
Les bois morts sous les pieds craquent ; un long murmure
Etrange et musical dans les ombres les suit ;
Parfois un front luisant, des yeux, un bout d'armure,
S'illuminent soudain, puis rentrent dans la nuit.
Ils arrivent enfin a la colline sainte
Qu'aime le Dieu-sans-nom, adore sous les cieux ;
Et parmi les tribus, ils marquent dans l'enceinte
La place de leurs camps, puis allument leurs feux :
Voici les Carnautens aux enormes epees ;