Immense et verte, aux bords a pic d'un fleuve clair
Qui refletait, charges de fruits, la voile pleine,
Les bateaux indolents en route pour la mer.
Ainsi qu'en ces ecrans exacts et gais qu'invente
L'artiste delicat un matin, au reveil,
Et que peint de couleurs riches sa main savante,
Je voyais le Japon soudain rire au soleil :
Les laboureurs avec leurs grands chapeaux eu cones,
Les aveugles braillards, et les bons voyageurs,
L'eventail au cote, montant des vaches jaunes,