J'ai reèu la vôtre, merci, elle est plus que belle, -- et encore merci. Je peux ne pas m'entraîner comme vous, mais on peut aimer en lisant (comme vous à Simon de Trier) et en analysant comme ma "chétive pécore"...
Après avoir expédié ma lettre, j'ai reèu à la poste 4 lettres. Une -- de notre chargé d'aff, qui dit que mes documents pour l'affaire Ogareff sont arrivés à temps -- mais qui dit derechef qu'il ne garantit pas les envois, que jusqu'à la frontière. -- L'esclavage rend les hommes tellement astucieux qu'ils ne savent eux-mêmes rien de ce qu'ils veulent dire.
Golovine m'écrit qu'il a parlé de mon bien à un banquier de Londres, et que l'autre n'a pas montré de répugnance -- il a parlé avec Bamberger. Chose étrange, nous en avons pensé avec vous. Tausenau lui a dit encore une fois qu'on l'a demandé à la Conciergerie de moi, des motifs... je vois de plus en plus qu'il n'у a aucune sécurité pour Paris.
Nous partons demain à 4 heures après dîner... nous nous arrêterons chez vous, с'est à dire dans une chambre de la Couronne. Je suis décidé de pousser jusqu'à Londres si je ne réussis pas à Paris.
J'ai été chez Zürcher, с'est un brave vieillard qui a été très amical, lorsqu'il a vu que j'ai trois cents francs pour lui.
Il n'a rien imprimé par économie et attend l'Introduction et vous envoie les épreuves à Berne.
Au reste nous en reparlerons. Donc à dimanche. Mes salutations à Vogt.
Comme je ne sais pas encore si je suis riche ou pauvre, je bois du vin à 40 so et une bière qui sent un peu la transpiration des hommes.
Votre lettre est très belle.
A.