Мы искренно готовы признать тебя своим другом, братом, но это ровно ничего не меняет в нашем союзе. И было бы несчастьем, если бы это могло что-то изменить.
Любил ли ты когда-нибудь женщину настоящей любовью? Я начинаю сомневаться в этом.
Теперь я буду молчать, пока не получу ответа на свое длинное письмо. Жму твою руку, и без всякой задней мысли, потому что я все высказал.
Натали была возмущена твоим письмом и не хочет отвечать.
155. Г. ГЕРВЕГУ
14 (2) февраля 1850 г. Париж.
Le 14 février 1850. Paris.
Je suis malade comme mi chien (et les chiens ne sont presque jamais maledes, vois-tu tel est l'homme, il rejette tout sur les animaux, sans s'apercevoir que par ex la bestialité entre par l'homme dans la nature); ne pense pas que je sois dangereusement
malade, mais d'une manière dégradante. Au commencement une bronchite, ensuite la moitié duvisage enflée et mal à la gorge. Je ne peux rien manger. Et de toutes mes facultés, il ne me reste qu'une seule, c'est la possibilité de me fâcher 24 h de suite.
Ne pense pas que j'aie l'intention de continuer nos débats fratriphages -- non, l'affaire est terminée, la séance levée, ces débats ont fait leur temps; moi je pense fortement qu'ils étaient nécessaires, mais ils n'ont aucun droit à unе existence éternelle. J'ai dit tout, cela ne nuit pas, et с'est profondément conforme à mon caractère. Tout dire est mon faible, j'ai été en exil -- pour le tout dire, et pour le tout dire je cours les chances à présent do ne rien avoir. Les choses qu'on ne dit pas, s'envéniment, et tôt ou tard se font jour -- mais d'une manière tellement convulsive que le résultat devient presque indépendant de la volonté. Dites tout сe que vous voulez -- cette correspondance nous profitera; beaucoup de fois elle sera présente à ton esprit соmme avviso, comme Warnung, et quoique tu sois bien loin encore de te donner à toi-mêmе quelque tort, tu sens au fond de ton âme, j'en suis sûr, que la faute n'est pas tout à fait à tes amis et que ni N, ni moi, nous n'avons jamais eu l'idée ni de nous éloigner, ni de mettre des limites à notre intimité, tu le sais bien; le véritable sens de la longue correspondance est très simple -- avant de nous engager définitivement, irrévocablement à une vie communale, nous avons voulu t'avertir d'un élément hétérogène que tu apportais, au milieu d'une grande et d'une véritable sympathie qui nous unissait. On en parlait quelquefois, N<аtalie> parlait même plus que moi, beaucoup avant les lettres, -- une occasion réveille, augmente tout сe qui était comme demiexistant, tes réponses justifient complètement l'attaque, -- et voilà comment tout cela s'est développé. Ne me parle pas de ton indulgence envers nous, envers moi; tu n'as pas eu l'occasion de la mettre en épreuve. En vérité, qu'as-tu à me reprocher (non pas envers toi, mais envers tout le monde), quel est l'élément gênant, destructeur de l'harmonie, dominateur, capricieux que j'importe, moi? Je n'enchaîne rien, j'ai la plus grande facilité des relations -- tout bonnement parce que je suis humain. Tu as écrit dans une des premières lettres: "Non, nous ne sommes pas si extraordinaires que je l'ai pensés" -- Moi, je connais notre valeur, mais je n'ai jamais pensé ni que nous sommes prodiges, ni que nous sommes monstres. Et à quoi bon, alors il fallait nous montrer comme la femme héliophobe.