Vos deux lettres sont charmantes, mon arrivée eût été la meilleure réponse aux réflexions, objections etc. Mais puisque me voilà dans une auberge de Pskov au lieu d’être aux pieds de Sophie, jasons, c. à d. raisonnons.

J’ai 27 ans, cher ami. Il est temps de vivre, c. à d. de connaître le bonheur. Vous me dites qu’il ne peut être éternel: belle nouvelle! Ce n’est pas mon bonheur à moi qui m’inquiète, pourrais-je n’être pas le plus heureux de hommes auprès d’elle — je tremble seulement en songeant au sort qui, peut-être, l’attend — je tremble de ne pouvoir la rendre aussi heureuse que je le désire. Ma vie jusqu’à présent si errante, si orageuse, mon caractère inégal, jaloux, susceptible, violent et faible tout à la fois — voila ce qui me donne des moments de réflexions pénibles. Dois-je attacher à un sort aussi triste, à un caractère aussi malheureux, le sort d’un être si doux, si beau?.. Mon dieu, qu’elle est jolie! et que ma conduite avec elle a été ridicule. Cher ami, tâchez d’effacer les mauvaises impressions qu’elle a pu lui donner — dites lui que je suis plus raisonnable que je n’en ai la mine et la preuve — что тебе в голову придет. Мерзкий этот Панин, два года влюблен, а свататься собирается на Фоминой неделе — а я вижу раз ее в ложе, в другой на бале, а в третий сватаюсь! Si elle trouve que Панин a raison, elle doit croire que je suis fou, n’est-ce pas? — expliquez lui donc que c’est, moi qui ai raison, que quand on l’a vue il n’y a pas à balancer, que je ne puis avoir des prétentions à la séduction, que j’ai donc très bien fait d’en venir tout droit au dénouement, qu’une fois qu’on l’aime il est impossible de l’aimer d’avantage, comme il est impossible de la trouver plus belle encore avec le temps, car il est impossible d’être plus belle. Ангел мой, уговори ее, упроси ее, настращай ее Паниным скверным и жени меня.

А. П.

A Moscou, je vous dirai quelque chose. Je tiens à ma turquoise tout infâme qu’elle est. Je félicite le comte Samoilof.{39}

215. С. А. СОБОЛЕВСКОМУ

1 декабря 1826 г. Из Пскова в Москву.

Вот в чем дело: освобожденный от цензуры, я должен, однако ж, прежде чем что-нибудь напечатать, представить оное выше; хотя бы безделицу. Мне уже (очень мило, очень учтиво) вымыли голову. Конечно, я в точности исполню высшую волю и для того писал Погодину дать знать в цензуру, чтоб моего ничего нигде не пропускали. Из этого вижу для себя большую пользу: освобождение от альманашников, журнальщиков и прочих щепетильных литературщиков. С Погодиным уговоримся снова.

Перешли письмо Зубкову, без задержания малейшего. Твои догадки — гадки; виды мои гладки. На днях буду у вас, покамест сижу или лежу во Пскове. Мне пишут, что ты болен; чем ты объелся? Остановлюсь у тебя.

216. И. Е. ВЕЛИКОПОЛЬСКОМУ

Первая половина декабря 1826 г. Из Пскова в Петербург.