Je demande seulement qu’on me prouve que je l’ai nommé — quel est le trait de mon ode qui puisse lui être appliqué ou bien — que j’ai insinué.

Tout cela est bien vague; toutes ces accusations sont des lieux communs.

Il m’importe peu que le public ait tort ou raison. Ce qui m’importe beaucoup c’est de prouver que jamais on aucune manière je n’ai insinué à personne que mon ode était dirigée contre qui que ce soit.{155}

681. С. С. ХЛЮСТИНУ

4 февраля 1836 г. В Петербурге.

Monsieur,

Permettez-moi de redresser quelques points où vous me paraissez dans l’erreur. Je ne me souviens pas de vous avoir entendu citer quelque chose de l’article en question. Ce qui m’a porté à m’expliquer, peut-être, avec trop de chaleur, c’est la remarque que vous m’avez faite de ce que j’avais eu tort la veille de prendre au cœur les paroles de Senkovsky.

Je vous ai répondu: «Я не сержусь на Сенковского; но мне нельзя не досадовать, когда порядочные люди повторяют нелепости свиней и мерзавцев». Vous assimiler à des свиньи и мерзавцы est certes une absurdité, qui n’a pu ni m’entrer dans la tête, ni même m’échapper dans toute la pétulence d’une dispute.

A ma grande surprise, vous m’avez répliqué que vous preniez entièrement pour votre compte l’article injurieux de Senkovsky et notamment l’expression «обманывать публику».

J’étais d’autant moins préparé à une pareille assertation venant de votre part, que ni la veille, ni à notre dernière entrevue, vous ne m’aviez absolument rien dit qui eût rapport à l’article du journal. Je crus ne vous avoir pas compris et vous priais de vouloir bien vous expliquer, ce que vous fîtes dans les mêmes termes.